Le 9 mai 1876, l’Association des Salésiens Coopérateurs, troisième branche de la Famille salésienne, voulue par Don Bosco, était reconnue par le Saint-Siège. En cette année du 150e anniversaire, « Don Bosco Aujourd’hui » vous propose de partir à la rencontre de ces hommes et de ses femmes qui ont répondu à un appel à suivre le Christ selon la manière de Don Bosco. Aujourd’hui, rencontre avec Patrick Chappel, entre Bruxelles et Famenne.
Don Bosco était présent dans ma vie dès avant ma naissance ! Nous étions mariés, Pascale et moi et nous nous préparions à partir à une marche Aoste-Turin avec Ephata Don Bosco, en août 1988. Parlant de mon enthousiasme pour Don Bosco à Maman, elle m’a fait part de la neuvaine faite à Don Bosco avant ma naissance. Suite à une première fausse-couche, deux ans après leur mariage, elle n’arrivait pas à avoir un enfant. Elle qui avait rêvé de revenir enceinte de voyage de noces ! Dix mois après, j’étais là !
Don Bosco, référence fondamentale
Dans l’enfance, Maman m’a offert la bande dessinée de Jijé puis, quelques années plus tard, je suis tombé sur la biographie de Don Bosco écrite par Térésio Bosco. Profondément bouleversé par cet homme, ses choix, sa philosophie de vie, ses relations humaines, sa persévérance, ses engagements et sa foi en Dieu et en l’Homme, il ne m’a plus quitté. Aujourd’hui encore, il reste une référence fondamentale dans ma vie, il guide mes choix et mes orientations.
La lecture de ce livre m’a confirmé dans mon choix d’être éducateur, mais aussi, plus tard, dans notre choix de vie, en tant que couple, d’accueillir et d’adopter des enfants. J’ai eu la grande chance de pouvoir travailler durant de très nombreuses années au sein de différents services de l’Aide à la Jeunesse. Je peux vraiment dire que Don Bosco était à mes côtés. Souvent, je relisais des écrits à son propos, au sujet de sa pédagogie, afin de colorer mon propre travail.
Avec le père Guy Dermond
Au début de notre mariage, nous avons accueilli deux adolescents, frère et sœur. Nous avions pensé un projet tout autre mais leurs chemins ont croisé le nôtre, un peu à la lumière des chemins de Barthélémy et de Jean Bosco. Nous étions alors en contact avec la communauté des pères salésiens du Centre Ville, aux Riches-Claires à Bruxelles. A l’initiative de Guy Dermond, salésien, nous avons fait partie d’une équipe naissante de coopérateurs. Durant ces années, trois enfants sont nés et notre famille a continué à accueillir de nombreux jeunes pour des courts séjours. Ils étaient de passage.
Les échanges et les partages lors de nos réunions de salésiens coopérateurs nous renvoyaient à nos vies professionnelles (Pascale est assistante sociale) et à notre vie familiale. Ils enrichissaient nos réflexions de couple et nous accompagnaient dans nos différents engagements.
Fraternités du Bon Pasteur
Nous avons également fait le choix de répondre à un appel de vie communautaire. Avec quelques-uns, nous avons lancé le projet des Fraternités du Bon Pasteur à Woluwé-Saint-Pierre (le projet de la communauté salésienne du centre-ville s’est lancé à la même époque). Un des projets d’accueil de notre fraternité a été la création d’appartements supervisés, au milieu de nos habitations respectives. Nous pouvions ainsi accueillir des familles en difficultés et des jeunes en prise d’autonomie. Nos choix de vie familiale et professionnelle, les Fraternités du Bon Pasteur, l’Évangile du Bon Pasteur qui a accompagné Don Bosco tout au long de sa vie, la communauté salésienne lancée en même temps que les Fraternités, tout cela nous semble aujourd’hui avoir apporté une certaine cohérence dans notre vie riche en rencontres et en fraternité.
Désormais à Farnières
Aujourd’hui, arrivés au terme de nos vies professionnelles, nous avons choisi de venir vivre entre Famenne et Ardenne, au centre d’un joli petit village. Nos cinq enfants, nos beaux-enfants et nos huit petits-enfants sont bien au cœur de notre vie. Nous avons eu la chance de pouvoir rejoindre une équipe de coopérateurs salésiens à Farnières. Nouvelles relations, nouveaux échanges, mais toujours autour d’un même axe, le Christ et Don Bosco pour nous accompagner sur notre chemin.
Outre les jeunes que Pascale suit dans son travail professionnel, nous restons attentifs à garder ce regard positif sur les jeunes que nous rencontrons dans notre village, dans notre paroisse, dans notre famille et à les encourager de se lancer, à leur tour, dans une vie qui peut être passionnante si nous nous y engageons.C’est une priorité que nous espérons garder jusqu’à notre dernier souffle.
Jean-François MEURS
Pour aller plus loin :
- Pour leurs 150 ans, les Salésiens Coopérateurs réunis à Rome
- Vingt et un nouveaux salésiens coopérateurs en France en 2025 : « Ils trouvent dans la famille salésienne et dans la pédagogie de Don Bosco ce qu’ils recherchaient sans en avoir parfois conscience«
- A l’agenda, un week-end pour en savoir plus début octobre.
