Jour de fête, ce samedi 2 mai, pour les sœurs salésiennes de Don Bosco de France, Belgique-Sud et Tunisie et pour toute la Famille salésienne : sœur Marie Vaillant, 43 ans, a prononcé son engagement définitif dans la congrégation, à l’église Saint-Martin de Ganshoren (Bruxelles).
Un engagement solennel dans la vie religieuse est toujours un moment rempli d’émotion(s)… et souvent d’humour. Et, surtout, pas toujours au moment où l’on s’y attend : ainsi, c’est pendant l’homélie que le père Pierre Verger, salésien de Don Bosco, vicaire provincial, a divulgué trois informations qui ont évidemment fait rire l’assemblée : « Marie m’a confié, en préparant cette célébration, qu’il y a une bonne dizaine d’années, elle s’était promis trois choses : ne jamais être sœur, ne jamais travailler avec des jeunes et ne pas aller en Italie ! »
On l’aura compris, elle a finalement fait tout le contraire : cette Nordiste, originaire de Quesnoy-sur-Deûle, dans la banlieue de Lille, ingénieur de formation, a fait le choix de devenir religieuse dans une congrégation vouée à la jeunesse… et née en Italie. C’est d’ailleurs là-bas, à Rome que Marie a vécu deux ans pendant son noviciat. « Nous sommes touchés par ces déplacements qui font vivre », compléta, plus sérieusement, le prêtre.
Dans son témoignage (que l’on peut lire ici), la jeune femme raconte d’ailleurs simplement ces premières rencontres avec les salésiennes de la communauté de Lille-Sud et la mission de celles-ci dans le quartier auprès des jeunes lillois : « J’ai connu les jeunes, ils m’ont accueillie, j’ai connu les sœurs et je me suis dit ‘Enfin des femmes qui vivent ce que je désire vivre’… C’était une évidence, c’était là, j’étais chez moi. »
« Tu fais le choix, Marie, d’être signe de l’amour de Dieu auprès des jeunes », reprit le père Pierre Verger. « Pour transformer les déserts dans lesquels certains jeunes se trouvent en jardins. »
« Tu as fait l’expérience que l’amour de Dieu est là, même dans les blessures. Et qu’il peut aider les jeunes à se reconstruire, malgré des blessures abyssales. Et tu veux faire vivre ça. » Devant sœur Marie-Agnès Chetcuti, provinciale de France-Belgique francophone-Tunisie, devant de nombreuses sœurs (de la province, de la province Belgique-Nord ou d’autres congrégations), mais aussi devant ses parents et toute sa famille, Marie a prononcé son « oui », puis signé les registres.
« Chantez avec moi le Seigneur, célébrez-le sans fin. Pour moi, il a fait des merveilles. Et pour vous, il fera de même », jouait en même temps l’orchestre, composé de membres du Mouvement salésien des jeunes et de frères et sœurs salésiens et salésiennes.
