« L’enseignement catholique, un idéal mis à l’épreuve » : c’est le thème de l’émission proposé ce dimanche 1er février sur France 2 par l’émission Le Jour du Seigneur. Pour l’occasion, David Milliat recueille le témoignage de Régis Michel, chef d’établissement de l’institution Notre-Dame des Minimes, une des maisons salésiennes de Lyon. L’occasion d’échanger sur la manière dont son établissement s’approprie le projet de l’enseignement catholique : la transmission d’un sens, une attention portée à chaque jeune, une exigence pédagogique affirmée, l’accueil des plus fragiles et la conviction que l’éducation ne se réduit jamais à l’acquisition de savoirs.
Mais pour David Milliat, c’est aussi un retour aux sources. Voici ce qu’il écrivait dans son livre « J’ai décidé de vivre », publié en 2018 (éditions Salvator) : « J’ai été pris dans un autre établissement catholique moins élitiste, chez les Salésiens. Ce fut une grande chance pour moi. Le responsable de niveau m’a reçu pour l’inscription. Il m’a dit que mes problèmes de comportement et mes notes médiocres de l’année précédente, c’était du passé : « As-tu envie d’apprendre cette année ? C’est ça qui m’importe. Si tu respectes les règles et que tu en veux, alors bienvenu ! »… Le directeur de Notre-Dame-des-Minimes était toujours disponible. On le voyait circuler dans l’établissement : il fêtait l’anniversaire de chacun des élèves. L’équipe pédagogique avait le souci de chaque jeune et témoignait à chacun d’une grande confiance. Je crois que là-bas j’ai éprouvé une vraie liberté et j’ai surtout appris à avoir confiance en moi. »
Il faut dire que le présentateur du Jour du Seigneur a vécu un traumatisme dans sa jeunesse : la perte de ses deux parents dans un tragique accident de voiture alors qu’il n’avait que 6 ans. Un traumatisme. Auquel s’ajoute une double souffrance, incontrôlable : la culpabilité et la honte. Ses parents sont-ils « partis au ciel » parce qu’il n’était pas sage ? Était-il indigne d’être aimé ? Culpabilité aussi vis-à-vis de la famille de sa tante qui l’accueille : sentiment d’être un poids. Un livre fort, d’un homme, aujourd’hui journaliste reconnu, qui n’est pas donneur de conseils, mais qui sait que son témoignage peut rendre attentif à la souffrance des enfants orphelins et libérer la parole qui donne vie.
