Mats, en volontariat salésien en Côte d’Ivoire : « Ces jeunes m’ont beaucoup touché »


Le Vidès, volontariat international salésien, donne aux jeunes l’occasion de partir pour quelques mois ou un an dans un pays étranger. Sur place, les volontaires épaulent salésiennes et salésiens de Don Bosco dans leurs missions d’éducation. Mats, jeune Belge de 19 ans, s’est engagé auprès des salésiens de Côte d’Ivoire. Témoignage.

Cette année, j’ai choisi de faire une année de volontariat avant de commencer les études supérieures. Je l’ai fait avec Vidès Don Bosco.

Tout a commencé l’année passée en juillet, une bonne amie allait faire le camp de volontariat auprès des migrants à Calais. Ce camp nous préparait à une mission de long terme.
J’étais vraiment intéressé et j’ai donc décidé d’y aller aussi. Cette expérience à Calais avec les salésiens, salésiennes et tous les autres jeunes m’a vraiment marqué. Ces deux semaines à Calais m’ont beaucoup aidé dans ma foi, j’ai vu Jésus agir : au Secours catholique chez les migrants, pendant la messe, pendant les enseignements et pendant les discussions avec les sœurs, les frères et les jeunes. Il est là.
On était auprès des migrants, dans toute la simplicité, on n’a pas apporté grand chose, mais j’espère qu’on a été un rayon de soleil pour eux, j’y crois.

Après cette expérience, j’ai longuement hésité mais j’ai finalement décidé de faire une expérience de volontariat pendant un an avec le Vidès.
J’ai commencé avec un mois de volontariat local à Paris où j’étais la plupart du temps dans un centre (PCR) avec des enfants/jeunes où on jouait des jeux, au foot… Après cela, j’étais parti pour aller 8 mois en Tunisie, dans une école salésienne. Mon expérience s’est arrêtée plus tôt que prévu : la barrière de la langue était difficile et je ne me plaisais pas trop car je n’avais pas vraiment de mission concrète et je n’étais que sur la cour. Je suis donc rentré et j’étais un peu déçu et triste de moi-même.

J’ai aidé un mois à l’internat chez les sœurs à Ganshoren, c’était une très chouette expérience !

De février jusqu’à juin , j’étais en Côte d’Ivoire dans la communauté salésienne à Abidjan. Une autre culture, la climat moins facile à supporter, la solitude. Tout cela n’a pas été facile pour moi au début. Ça prenait du temps pour m’habituer !

J’étais la plupart du temps dans un foyer pour des enfants de rues et des enfants en difficulté. J’ai vraiment tissé des liens avec eux, petit à petit, et je vous avoue qu’ils me manquent un peu. Je n’oublierai jamais, il y avait un petit garçon au foyer qui au début était très méfiant quand j’arrivais ; après quelques jours on était devenus de très bons amis. C’est après que j’ai su qu’il se faisait maltraiter à la maison, et donc j’ai compris pourquoi il avait peur au début… Je ne peux pas m’imaginer les choses qu’ils ont vécues durant leur vie. Grâce au foyer, ils ont un lieu où ils sont aimés, un lieu où ils peuvent se sentir chez eux.

On jouait beaucoup au foot, on jouait au cartes, on a créé une chanson, j’aidais un peu pour les devoirs… Ces jeunes m’ont beaucoup touché, et les éducateurs aussi étaient très gentils avec moi.

J’ai eu la chance de vivre un pèlerinage diocésain de trois jours, il y avait 6000 jeunes, c’était une ambiance de folie. J’ai aussi eu  l’opportunité d’aller visiter deux autres communautés en Côte d’Ivoire !

J’ai appris à mieux connaître les Ivoiriens : j’étais surpris de leur gentillesse, leur tranquillité. Ce que j’ai remarqué, c’est que la famille est très importante pour eux. Il y a vraiment l’esprit de famille et la fraternité qui règnent, pas de matérialisme, mais beaucoup de spiritualité. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est que les musulmans et les chrétiens vivaient très bien ensemble, ce n’est pas partout comme cela. N’est-ce pas à cela que le bon Dieu nous appelle ? Être en paix avec tous ses frères et sœurs, qu’importe la croyance, la couleur de peau…

Maintenant, voilà un mois depuis mon retour… Avec un peu de recul, je me rends encore plus compte que cela m’a fait du bien. Je suis reconnaissant ! Je remercie le Seigneur pour l’amour qu’il renouvelle chaque jour en nous et si je peux conclure avec une phrase, ce serait : Tu es là au cœur de nos vie, Seigneur, et c’est toi qui nous fait vivre, merci Jésus!

Merci le Vidès, merci la famille salésienne !
Et le plus important peut-être : merci Don Bosco car sans toi il n’y aurait pas le Vides, il n’y aurait pas le CampoBosco, il n’y aura pas les communautés salésiennes, tous ses frères et sœurs consacrés qui ont donné leur vie à Dieu et pour nous les jeunes, pour nous montrer qu’on a de la valeur aux yeux de Dieu et qu’on est bien avec nos qualités et nos défauts.