« Don Bosco pour étoile polaire et le système préventif pour phare » : Régis Michel, directeur de Notre-Dame des Minimes (Lyon), remercié à l’occasion de son départ à la retraite


Après 36 ans au sein de l’Institution Notre-Dame des Minimes, Régis Michel, chef d’établissement de cet établissement salésien lyonnais depuis 18 ans, part bientôt à la retraite. L’occasion pour l’équipe éducative et les élèves de le remercier pour toutes ses années à les accompagner.

40 000. C’est le nombre d’élèves scolarisés chaque année au sein du réseau salésien en France, Belgique francophone et Tunisie, mais c’est aussi… le nombre de jeunes que Régis Michel a vu se succéder durant sa longue carrière au sein de l’Institution Notre-Dame des Minimes à Lyon : 18 ans en tant que professeur, puis 18 ans comme directeur. Jeudi 18 juin, alors que sonnera prochainement pour lui l’heure de la retraite, nombreuses sont les personnes qui sont venues rendre hommage à un homme qui a marqué tant de collaborateurs et plusieurs générations d’élèves.
Un « MERCI » aux mille visages devant l’autel de la chapelle fraichement rénovée des Minimes donnait le ton de la soirée, qui s’est ouverte par une eucharistie d’action de grâce présidée par le père Xavier Ernst, provincial des Salésiens, en présence d’autres frères ayant œuvré aux Minimes.
Durant la messe : le père Xavier Ernst (à gauche) et lecture des textes
Ce merci s’est prolongé dans la salle du Valdocco, où de nombreux collaborateurs et jeunes ont tenu à exprimer leur reconnaissance envers Régis Michel et partager ce en quoi il a été source d’inspiration pour eux : un accueil de chaque jeune et de chaque personne au nom de l’Évangile, une « espérance surnaturelle » en regardant le monde et ses défis, « la capacité à veiller sur tous et à croire en chacun » (Philippe Paré, directeur diocésain de l’enseignement catholique à Lyon)…
Au delà de l’envergure de son action au sein de l’établissement et plus largement, ce qui a marqué les esprits et touché les cœurs de ceux qui ont croisé sa route a été sa qualité de présence auprès de ceux qu’il rencontrait, jeunes ou adultes. Lui-même confiait, dans le discours final, à la délégation d’élèves présents : « J’ai souvent eu l’occasion de vous rencontrer : lors des inscriptions tout d’abord, et sur la cour de récréation, à l’accueil le matin. Ce contact simple, fréquent, me permet de vous connaître, de percevoir un climat, une ambiance… et l’évolution de la mode au fil des saisons ! Et puis il y a les mots du matin attendus par tous, c’est le rituel salésien des Minimes. Lors de ces mots du matin, j’aime à donner des nouvelles des anciens, de leurs parcours marquants, exemplaires et significatifs. »
En retraçant les parcours de Grégory, Gwendal, Jessie, Fouad, Marie, Valentine et Syrine, il rappelle son leitmotiv : l’excellence pour tous, chacun à son niveau. Non pas pour être meilleur que l’autre et l’écraser, mais pour que chaque jeune arrive à donner le meilleur de lui-même, selon les talents qui lui sont propres.
Accueilli dès 1984 par les sœurs salésiennes au lycée Don Bosco, il a pu, tout au long de sa carrière, approfondir cette pédagogie et cette spiritualité chères à Don Bosco, bénéficiant de « la boussole salésienne », ayant « pour étoile polaire Don Bosco et son rêve des 9 ans, pour phare le système préventif ». Si la retraite est maintenant toute proche, il va pouvoir déployer toute l’expérience acquise dans d’autres missions que la Famille salésienne pourrait lui confier, mais aussi à sa famille, dont ses six petits-enfants…
Une retraite qui sera somme toute encore bien active !
Céline BAUMET
–> Revoir aussi l’interview de Régis Michel, sur France 2, début février, lors d’une émission du Jour du Seigneur sur le thème « L’enseignement catholique, un idéal mis à l’épreuve », en cliquant ici.